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EDUQUER À LA CONSCIENCE PLUS QU'À L'OBEISSANCE

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EDUQUER À  LA CONSCIENCE PLUS QU'À L'OBEISSANCE
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Thomas notre jumeau

Le texte qui nous est proposé aujourd'hui, est le troisième des quatre récits de la résurrection que nous présente Jean dans son évangile. Après la rencontre di Marie avec Jésus au sépulcre et la course des Disciples au sépulcre; et avant la rencontre de Jésus avec ses disciples sur le lac de Tibériade.

Ce teste peut être divisé en deux parties:

Vv 19-23: parla du don de l'Esprit Saint et est le même texte que nous lirons le jour de la Pentecôte.

Vv 24-31 présente l'épisode de Thomas, du quel on parle tellement et qui est beaucoup représenté dans l'art. l'épisode qui a donné naissance à un proverbe universel: "Etre incrédule comme Thomas".

La première partie nous parle de Jésus qui arrive et se tient au milieu d'eux parce qu'ils avaient fermé les portes à cause de la peur. Et on peut donc se demander légitimement: Qui peut faire confiance à un groupe comme celui des disciples qui n'a pas été capable de reste à côté du Maitre et ami qu'ils ont suivi pendant trois ans? C'est peur dont leur cœur (et parfois nos cœurs aussi) empêche la lumière de se frayer un chemin à travers le quel rejoindre le monde. C'est la peur de ceux et celles qui craignent d'être reconnus comme chrétiens, comme disciples de Jésus; et donc qui on peur d'être insultés et peut être même humiliés. c'est la peur qui nous rend incapables aujourd'hui, de défendre de manière évangélique la nouveauté et la beauté de l'évangile; cette peur nous fait accepter les compromis sur tout. c'est la peur d'être appelés "perdant" parce que tu vas à l'église et tu es catéchiste; la peur d'être considéré ignorants, pas attrayant/e, bigot parce que tu fais tes choix en fonction de l'évangile et tu ne prends pas le parti de ceux qui humilient les autres, insultent, calomnient, et abusent des autres. Alors la peur nous fait rester avec les portes fermées, cachés, et parfois on cherche à justifier le fait qu'on a la paresse d'aller à l'église et de vivre certains sacrements avec le fait que les autres sont plus méchants que nous. C'est la peur d'aller à contrecourant qui nous renferme dans le cénacle de nos compromis, de nos sécurités. Elles nous demanderaient de vivre ce que nous professons: être des personnes accueillantes envers d'autres et qui construisent une communauté ou chacun/e est écouté(e) et bien accepté pour ce qu'il ou elle est, même si c'est un(e) traitre(sse). C'est ce modèle qu'il faut construire.

Jésus se rends présent au milieu d'eux le premier jour de la semaine, "huit jours après". c'est le jour du Seigneur, le dimanche, jour où la communauté se réunit pour célébrer l'Eucharistie Et le Seigneur est au milieu de la communauté réunie. ON ne peut rencontrer le Ressuscité que le jour du Seigneur. Et c'est pour ce que tant que Thomas se trouve en dehors de la communauté, il ne rencontre pas le Seigneur. Il ne le verra que quand il sera avec la communauté.

Jésus est reconnu à travers le signe des clous. Il est reconnu par les signes de la passion. La Résurrection n'efface pas les signes des clous, de la mort; parce que ce sont les plus grands signes qui témoignent de l'ampleur de l'amour de Dieu pour nous. L'amour a écrit son récit sur cette chair avec l'alphabet des blessures, qui sont indélébiles comme l'amour lui-même.

En passant à l'histoire de Thomas, nous pouvons nous demander: Thomas est-il l'unique qui doute? Les autres disciples ont-ils cru sans problèmes? En se référant aux récits des autres évangélistes, on constate que même les autres disciples ont douté. Cf. Mc 16, 14 ; Lc 24, 38, Mt; Mt 28, 17.

Mais alors,  pourquoi concentrer sur lui les doutes de tous?

l'évangéliste veut répondre aux questions et aux objections que sa communauté soulève avec insistance. Ce sont des chrétiens de troisième génération qui comme nous, n'ont pas vu Jésus et même pas les apôtres. Ils ont des difficultés à croire, et ua milieu de leurs doutes ils voudraient voir, toucher, vérifier si le Seigneur est vraiment ressuscité. Ils e demandent: quelles sont les raisons qui peuvent nous pousser à croire? Est -il encore possible pour nous de faire l'expérience du Ressuscité? Comment se fait-il qu'il n'apparait plus? Nous nous posons nous aussi les même questions.

Pour Jean, Thomas est le symbole de la difficulté de chacun et chacune de nous à croire. Jean nous fait comprendre que le Ressuscité a une vie qui échappe à nos sens. Qui prétend voir, toucher et constater, doit renoncer à la foi.

Qui est Thomas?

c'est un homme sincère et Honnête. Plein de perplexités, d'hésitations et de doutes. Il n'arrive pas à accepter ce qu'il ne comprends pas. Thomas ne se contente pas du récit des autres, il a besoin de rencontrer Jésus. Au fond, c'est ce que nous demandons à notre communautés. Et ceci nous fait jumeaux de Tomas. c'est ce que nos fils et filles demandent, c'est ce que le monde demande à chaque communauté et à chaque chrétien: de les aider à rencontrer Jésus.  Ils ne nous demandent pas de raconter nos miracles, nos rencontres, mais de leur faire rencontrer Jésus. Le signe qu'une communauté a rencontré Jésus est la joie qui la caractérise comme le texte nous le fait voir.

Il faut comprendre Thomas dans son incrédulité. Thomas refuse de banaliser la mort, il refuse de courir le risque de banaliser les évènements vécus par le Seigneur. Il est surement un qui aime beaucoup, et donc qui a souffert beaucoup aussi pour la mort du Maitre et il ne veut pas donner de fausses espérances et illusions. Il ne veut pas que le récit des autres soit  fait pour tenter de se consoler en face de ce qui est arrivé. La douleur est tellement grande que ses disciples pourraient inventer la rencontre avec le Maitre. Exactement comme quand nous cherchons les miracles comme signes de la présence du Seigneur. Exactement comme ceux qui en face de la réalité refusent de l'accepter e de renaitre et trouvent une excuse pour se consoler. Ceux par exemple qui disent: Dieu pourvoira, Dieu a voulu ainsi, le Seigneur lui-même s'en chargera. Cela devient une fuite, une déresponsabilisation en face de la réalité. Thomas ne veut pas souffrir une autre fois.

Les signes ne sont pas des preuves

c'est ce que la réaction de Thomas nous enseigne. Les signes révèlent simplement quelque choses sur la personne de Jésus, sur sa nature et sur sa mission. En effet Thomas ne touche pas Jésus, il le reconnait à la façon dont il le traite. Il n'y a que Jésus qui ne juge pas les traitres .c'est lui. On ne peut pas se tromper. Ne peut croire de façon solide et pour un longue durée que celui/celle qui, en face d'un fait matériel, s'élève à la réalité  que celle-ci indique. Ne peut comprendre le signe qui, dans la distribution des pains, ne comprends pas que Jésus est le pain de vie.

On ne peut rencontrer le Ressuscité que le jour du Seigneur, quand tous les chrétiens sont réunis, alors il se rend présent au milieu d'eux. À travers les sacrements et de façon plus haute dans la fraction du pain dans la liturgie qui célèbre la vérité de la vie quotidienne. Celui ou celle qui abandonne les rencontres de la communauté, ne peut pas faire l'expérience du ressuscité. Qui ne rencontre pas le Ressuscité fait comme Thomas. Il aura besoin de preuves pour croire, mais il n'obtiendra aucune preuve.

Thomas croit parce que qu'il se sent compris et non pas jugé par les paroles de Jésus. Avec l'unique béatitude je Jean prononcée à l'égard Thomas, Jésus éduque à la liberté, à être libres des signes extérieurs et à être sérieux dans les choix comme Thomas. Même dans l'Eglise, il s'agit d'éduquer plus à la conscience qu'à l'obéissance, plus à l'approfondissement qu'à la docilité.

Nous sommes une famille

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