Bonjour à tous ! Nous sommes le 5eme dimanche du carême. Je vous invite à une méditation sur l’attitude de Jésus face à une femme adultère, soumise à son tribunal. Au final nous aurons quelques lumières pour notre vie quotidienne quand peuvent nous arriver des telles situations. Le texte est tiré de l’Evangile selon Saint Jean 8,1-11.
Jésus montre aujourd’hui une nouvelle façon de voir les choses et malheureusement, cela bouleverse tout le monde. A propos, les Israelites n’avaient pas tors ; ils étaient dans la logique de la loi. Jésus ne s’oppose pas non plus à Moïse, lui, qui a prescrit que ces femmes-là méritaient la mort par la lapidation ; mais en fait, Jésus dévoile plutôt ce qu’est sa mission dans le monde. Il traduit en d’autres termes la Volonté Divine dans notre vie courante.
Il s’agit donc d’un regard introspectif, qui nous fait reconnaître notre nature de pécheur tant que nous possédons encore cette chaire humaine. Il faut nous rendre compte que nous avons besoin de Jésus pour nous sauver. Par ailleurs, la fragilité de l’autre ne doit pas être un motif d’exclusion ou d’exaltation.
En effet, les critiques vers les autres ne m’ouvrent pas à un chemin de vérité ! L’être humain a tendance de s’attirer beaucoup plus vers le mal de l’autre, tout en oubliant le bien qui peut être à son potentiel. Dieu ne regarde pas l’apparence comme font les hommes :il sonde les reins et les cœurs. Cf.1 S 16,7.
Ce n’est pas fini ; les Israélites qui sont revenus en eux-mêmes ont jeté les pierres, puisqu’ils se sont rendus compte qu’en eux-mêmes il y a plus de mal et qu’eux aussi méritaient la mort. Ils ont eu honte de leur intérieur. Dans ce cas, Jésus n’a pas sauvé seulement la vie de cette femme, il en a sauvé aussi celle des juifs, qui, finalement ont regretté de leurs péchés.
C’est une première étape ici-haut, la seconde nous renvoie à une responsabilité : « Vas et ne pèches plus ». Au lieu de juger les gens, nous pouvons les aider à se reconnaître eux-mêmes afin qu’ils décident par la suite de changer la conduite mauvaise! Tout en se rappelant que nous avons aussi besoin du salut.
Telle est donc pour nous la leçon d’aujourd’hui : le jugement suprême n’appartient pas aux hommes, c’est à Dieu de juger le monde.