En ce septième dimanche de pâques, où nous méditons sur l’évangile de Saint Jn 17,20-26, le Christ nous rappelle la règle d’or qui régit notre être chrétien : « amour » ; c’est ce qui confirme notre appartenance à Lui. Dans cette prière dite sacerdotale, le Christ nous révèle cette réalité essentielle de notre foi (l’unité des chrétiens), il veut que cette même unité trinitaire soit parmi ses disciples (qu’ils soient un comme nous sommes un… Jn 17,22). Pour ce faire, nous croyons que par sa mort sur la croix, le Christ a rassemblé en un seul corps tous les enfants de Dieu : ceux qui étaient éloignés et ceux qui étaient prêts. Il a créé l’unité entre Lui et les hommes et les hommes entre eux (Ep 2,16). Une est l’Eglise instituée par le Christ ; unique est la mission à laquelle tous doivent participer. Parce que nous avons un Seul Dieu et Père et un Seul Seigneur, Jésus-Christ », nous sommes tous frères. Malheureusement, nous assistons aujourd’hui aux divisions parmi ceux qui se disent disciples du Christ ; divisions qui sont liées à l’histoire et à des idéologies qui enferment: chaque église se montre comme vrai chemin du salut. Animés par les intérêts égoïstes, l’annonce de l’Evangile est mise à part. Celles-ci constituent un grand obstacle pour l’évangélisation et un scandale aux yeux des hommes.
En outre, dans un monde fracturé par les conflits, les injustices, le Christ nous invite à être signe d’unité et d’amour. Notre monde a plus besoin de fraternité et de communion. Nous sommes invités à faire tomber les murs de la haine, de jalousie pour bâtir les ponts de l’amour, de l’accueil, de l’acceptation, de l’écoute et de la considération mutuelle, afin de construire ensemble un univers plus fraternel où frères et sœurs vivent le respect et l’estime réciproque. Car bien au-delà de nos différences, la foi au Christ ressuscité est un trésor qui nous unit tous. En bref, ce qui nous unit comme disciples du christ ressuscité, est plus important que ce qui nous sépare. Ainsi, notre témoignage deviendra crédible dans la mesure où nous savons vivre cette unité pour laquelle Jésus a prié le Père.
Qu’il soit connu et aimé de tous, notre Seigneur Jésus-Christ.