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Fête Dimanche - Année C

Le corps et le sang du Christ source de vie

Chers frères et sœurs bonjour !

            Aujourd’hui, nous célébrons la solennité du saint sacrement, une fête instaurée dans l’Eglise durant le concile de trente (1545-1563) et instituée par le christ lors de la dernière cène, pour que soit perpétué le sacrifice de la croix jusqu’à ce qu’il vienne, et que perdure le mémorial de sa mort et de sa résurrection (Lc 22 ;19 ;1Co11,22). La lecture qui nous accompagnera pendant notre méditation est tirée de l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc 9, 11-17.

            En effet, aujourd’hui nous célébrons la solennité du saint sacrement, le cœur de notre foi catholique. En fait le saint sacrement c’est le corps et le sang du christ. Dans ce saint sacrement nous trouvons la présence réelle du christ ressuscité. L’évangile d’aujourd’hui nous présente jésus qui nourrit et rassasie la foule. Il eut la compassion à l’égard de la foule qui était affamée : elle voulait quelque chose à manger. Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant leur donne une nourriture à manger ; mais c’est une nourriture périssable, qui a des effets temporels et éphémères. Mais Jésus ne veut pas seulement donner cette nourriture périssable ; il veut aussi nous offrir la nourriture impérissable qui, lorsqu’on la mange, rassasie pour toujours.  Cette nourriture éternelle dont nous parlons n’est autre que Lui-même qui se donne à nous sous les espèces du pain et du sang. Autrement dit, il s’agit de l’eucharistie dont la solennité que nous célébrons aujourd’hui manifeste justement le mystère ineffable. Il a voulu nous donner ce sacrement comme aliment spirituel des âmes (Mt 26,26) qui nourrit et fortifie ceux qui vivent de sa vie. Il déclare : « qui me mange vivra lui-même par moi » Jn 6,57. Le verset 16 de notre lecture d’aujourd’hui nous montre le même geste posé à la dernière cène. Nous, comme chrétiens, il nous faut chercher à manger cette nourriture spirituelle pour que nous ayons la vie éternelle, car il dit : qui mange mon corps et boit mon sang a la vie éternelle (Jn 6,53-54).

            Ensuite, les apôtres n’avaient pas encore reçu l’eucharistie de la main du Seigneur, qu’il affirmait pourtant être véritablement son corps qu’il présentait et a été toujours la foi de l’Eglise qu’immédiatement après la consécration le véritable corps et le véritable sang du Christ se trouvaient sous les espèces du pain et du vin en même temps que son âme et sa divinité. C’est pourquoi il ne reste aucune raison de douter que tous les chrétiens, selon la coutume reçue depuis toujours dans l’Eglise catholique, rendent, avec vénération, le culte de latrie, qui est dû au vrai Dieu, à ce très saint sacrement. Celui-ci ne doit être moins adoré parce qu’il a été institué par le Christ pour nous nourrir et qu’en lui est présent notre Dieu.

Enfin, chers frères et sœurs, aujourd’hui nous sommes invités à célébrer cette fête ensemble où le Christ se laisse voir à travers ce saint sacrement. Reconnaissons sa présence réelle, vraie et substantielle dans ce saint sacrement, source de notre vie.

QU’IL SOIT CONNU ET AIME DE TOUS, NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST !

Il est novice Xavérien de nationalité Mozambiquaine et membre de la communauté du noviciat international de Bujumbura