Ce premier dimanche du carême met en exergue l’Evangile qui nous rappelle les piliers du carême tel que nous l’enseigne l' Eglise catholique : la prière, le jeûne et le partage. Méditons sur les deux premiers qui nous semble évidents dans l’évangile de ce jour. Jésus est conduit au désert pour jeûner et prier.
En effet, le jeûne est un moyen de nous rappeler que nous ne sommes pas autosuffisants. Il nous aide à réaliser à quel point nous sommes fragiles et nous dépendons de Celui qui nous transcende. Cependant, nous ne devons pas jeûner pour que les gens aient pitié de nous ou pensent que nous sommes pieux (Mt 6,16-18).
De plus, le jeûne nous conduit à la conversion en accueillant avec joie le pardon, la miséricorde de Dieu et la nécessité de résister à Satan. Ici Jésus est poussé au désert, l’évangéliste veut nous montrer Jésus non pas allant simplement, mais il veut nous faire comprendre qu’il obéit aux secrets de la divine providence. Par-là, l’évangéliste nous apprend que nous ne devons pas nous exposer à la tentation, mais que si nous y sommes poussés par une cause étrangère, la victoire est assurée.
De ce qui précède, nous apprenons que la conversion est le fruit de la prière et du jeûne. C’est pourquoi nous devons nous rappeler qu’il n’est pas de grande œuvre humaine ni de vie spirituelle authentique, sans qu’on ne prenne le temps de la réflexion, de la solitude, du silence surtout intérieur (Noel Quersson).
Enfin, Jésus n’est pas allé au désert pour se convertir car, étant Dieu, il est exempt du péché. De même, son baptême au Jourdain, Il nous montre la vraie voie de réaliser des grands projets de vie : vivre en union avec Dieu par la prière et le jeûne. Ces derniers sont des remèdes efficaces pour embrasser la victoire avec Jésus.