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L’interculturalité : un défi pour la vie religieuse


Chaque 2 Février, l’Eglise célèbre, en même temps que la fête de la présentation du Seigneur, la journée de la vie consacrée. Pour permettre une plus grande affluence aux activités marquant celle-ci, l’archidiocèse de Yaoundé a choisi de la célébrer le Samedi 5 Février. Le lieu du rendez vous était la paroisse Saints Pierre et Paul de Messamendongo, desservie par les Pères scheutistes.

Tous étaient invités à réfléchir sur le thème : le charisme des instituts face à la diversité des cultures.
Monseigneur Victor Tonye Bakot, archevêque de Yaoundé, est venu se joindre à la foule de religieux et de religieuses originaires de plusieurs pays, pour rendre grâce au Seigneur pour le don qu’il fait à son Eglise à travers la vie consacrée. Dans sa communication, il a présenté les grandes lignes de l’Exhortation apostolique post synodale Verbum Domini, et a invité les consacrés à puiser continuellement dans la Parole de Dieu des forces nouvelles pour vivre joyeusement leur consécration, et pour répondre aux défis que le monde actuel lance à la vie religieuse.

Après l’intervention de l’archevêque, la Soeur Henriette Danet (Fille de Jésus), le Père Lambert Ndzana (Spiritain), et le Père Damien Diouf (Mariste) ont, chacun sous un angle particulier – ecclésiologique, sociologique, théologique de la vie consacrée -, mis en relief les enjeux de l’interculturalité pour les communautés religieuses, lesquelles sont de plus en plus internationales.

Tous les trois intervenants ont, en substance, insisté sur la nécessité pour ces communautés de ne pas se contenter de la situation de pluriculturalité dans laquelle la plupart d’entre-elles vivent : elles doivent peu à peu devenir des laboratoires d’interculturalité, c’està-dire des lieux où la rencontre des cultures différentes produit un effet d’enrichissement mutuel. Un tel objectif ne peut être atteint ont affirmé les intervenants que par le rejet systématique de tout complexe, l’assomption intelligente du charisme du Fondateur de chaque institut et son adaptation aux situations actuelles, le sacrifice que suppose la relativisation de certains aspects de sa propre culture et l’ouverture aux richesses culturelles des autres.

L’eucharistie, présidée par l’archevêque, fut un moment de grande ferveur spirituelle. Un repas, pris dans un climat de fraternité et d’allégresse, a constitué le dernier temps fort de la journée.