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La fièvre


Mc 1, 29 Ils quittèrent la synagogue et allèrent aussitôt à la maison de Simon et d'André, en compagnie de Jacques et Jean. 30 La belle-mère de Simon était au lit, parce qu'elle avait de la fièvre ; dès que Jésus arriva, on lui parla d'elle. 31 Il s'approcha d'elle, lui prit la main et la fit lever. La fièvre la quitta et elle se mit à les servir.

C’est une très belle scène ! Tout se passe vite. Jésus avec deux de ses disciples va à la maison de Simon et André. Pourquoi ne pas voir dans cette maison le noyau de la première communauté chrétienne ? Là il y a une personne -la belle-mère de Simon- qui est au lit avec de la fièvre. C’est une réalité, lorsqu’on a de la fièvre on n’a pas envie de trop faire, la joie de la vie s’enfuit. Et s’il y a beaucoup de fièvre, on ne voit pas trop l’avenir. Il semblerait que tout est négatif. Est-ce que ce n’est pas ce qui est en train d’arriver à cette communauté chrétienne ? La fièvre du pessimisme, de vivre et penser rien que pour soi, d’oublier les autres… et Dieu.

La seule présence de Jésus aide à débloquer la situation : il s’approche d’elle, lui prend la main et la fait lever. Et le ‘miracle’ se réalise : elle se mit à les servir.

Ce sont des moments, des périodes, des jours où il n’y a pas trop d’envie de vivre. Il semble que tout est triste, la monotonie s’installe dans nos vies. Il manque l’étincelle de l’enthousiasme, la joie de vivre pour les autres, l’espoir dans le lendemain, le sourire qui rend joyeux le cœur de celui qui est en face, le sacrifice joyeux fait dans l’anonymat…
Tout cela arrive lorsqu’on oublie Jésus et on regarde dans une autre direction. Il en est comme une sorte de virus. La fièvre s’installe et on la propage autour de nous. Mon Dieu, qu’il est triste de vivre ainsi !
Le changement arrive lorsque, par pure grâce de Dieu, Il nous visite et nous l’accueillons. Il ne faut pas de grands discours, il suffit de dire : ‘Seigneur, aide-moi, que cela n’est pas la vie’ ; et ajouter : ‘Seigneur, je compte sur toi, car j’ai confiance en toi’. Et le changement arrive !

Quelle joie de se lever le matin et voir la lumière du nouveau jour comme un don qui nous est donné par pure grâce, par pur amour. Et à midi, continuer à respirer la tendresse d’une vie qui noues a été donnée pour rendre agréable la vie des autres. Et la nuit, être fier de tout ce qu’on a vécu et s’endormir en paix. Quel grand repos pour commencer un nouveau jour !

32 Le soir, après le coucher du soleil, les gens transportèrent vers Jésus tous les malades et ceux qui étaient possédés d'un esprit mauvais. 33 Toute la population de la ville était rassemblée devant la porte de la maison. 34 Jésus guérit beaucoup de gens qui souffraient de toutes sortes de maladies et il chassa aussi beaucoup d'esprits mauvais. Il ne laissait pas parler les esprits mauvais, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

35 Très tôt le lendemain, alors qu'il faisait encore nuit noire, Jésus se leva et sortit de la maison. Il s'en alla hors de la ville, dans un endroit isolé ; là, il se mit à prier.

Là se trouve le secret d’une vie réussie, debout et non pas au lit, en pleine forme et non pas malade, d’une vie qui pense en premier lieu dans l’autre : c’est la prière, la rencontre quotidienne avec notre Père. Se lever tôt, un peu avant de commencer le rythme quotidien, et là, face à face, l’écouter dans sa Parole, se confier entièrement, se mettre dans ses mains et se laisser guider. Il n’y a pas d’autre secret pour le ‘miracle’.

36 Simon et ses compagnons partirent à sa recherche ; 37 quand ils le trouvèrent, ils lui dirent : « Tout le monde te cherche. » 38 Mais Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins. Je dois prêcher là-bas aussi, car c'est pour cela que je suis venu » 39 Et ainsi, il alla dans toute la Galilée ; il prêchait dans les synagogues de la région et il chassait les esprits mauvais.
Et la mission continue. Nous ne pouvons pas nous arrêter.