
N’oublie jamais que tu es une Vocation !
Le 5 novembre est une journée spéciale dans la tradition xavérienne, car elle nous rappelle la naissance, dans la Patrie Bienheureuse de Monseigneur Guido Maria Conforti, notre père et fondateur. Ce jour a étéd’une teinte particulière en cette année,durantlaquelle nous célébronsle centenaire de nos Constitutions et de la Lettre Testament du fondateur. Le renouvellement des vœux temporaires de 11 jeunes xavériens et le Oui pour toujours, c’est-à-dire la profession perpétuelle de notre confrère camerounais Gael Anantia (tous de la théologie de Parme/Italie) ont accentué cette particularité. Un sentiment de reconnaissance m'envahit et me réjouit, à l'instar de Conforti qui exclamait allègrement :Le Seigneur ne pouvait être plusbonenversnous ! (LT1)
La joie de renouveler
En cette occasion, nous avons de nouveau exprimé, renouvelé le désir et l’engagement de consacrer notre vieau Seigneur, dans notre famille missionnaire. L'acte que nous avons accompli fait retentir dans nos cœurs ce que Conforti disait aux jeunes catholiques du diocèse de Parme, le 8 mars 1925 : « Chers jeunes, je ne viens pas proposer quelque chose de bien plus grand. Si le Seigneur le veut, si vous vous sentez capables de tant de choses, je viens au nom de Dieu, pour vous demander le sacrifice de votre jeunesse, de votre engagement, de vos énergies et des affections les plus légitimes et les plus chères. Ce que je vous propose, c'est un grand sacrifice, mais je vous le demande au nom de Celui qui s'est tout d'abord donné pour nous ... »[1]
A travers les étincelles de cette joie vécue, le Seigneur nous renouvelle aussi son amour - dont nous ne manquons jamais -, soutient notre cheminement et nous remplit de ses grâces afin de pouvoir partager la même joie avec tous, et surtout ceux pour qui cette dernière demeure obscurcie, ou même en sont privés pour diverses raisons, parce que personne n'est exclu de la joie apportée par le Seigneur.
Le don de soi, pour toujours
L'acte que notre confrère a accompli, c'est-à-dire la profession perpétuelle, récapitule son dévouement total à la mission que le Seigneur nous a confiée, à travers la personne de saint Conforti. Réjouissons-nous donc du champ du Seigneur qui ne cesse de s'étendre et qui nécessite continuellement de nouveaux ouvriers, car sa moisson demeure toujours abondante.
Pour la mission avec les vœux
Dans sa Lettre Testament, Conforti nous rappelle que «la vie apostolique, jointe à la profession des vœux religieux, constitue en soi ce que l’on peut concevoir de plus parfait selon l’Évangile » (LT2). Avec l'expression du Oui pour toujours, nous embrassons le projet du Seigneur en suivant ses traces, dans les liens saints qui nous lient étroitement à lui. C'est ce que Gael a vécu ce jour-là prononçant la profession perpétuelle.
Le douzième manque !
Je conclue en partageant une brève pensée que cette journée spéciale a inspiré. Nous étions onze jeunes à renouveler nos vœux religieux. Le chiffre 11 m'a fait penser aux douze Apôtres, mais le douzième manque ! Qui serait-ce ? Je n'imagine pas celui qui aurait été avec nous mais qui n'y a pas été. Je le pense diversement. D'une part, je laisse à chacun le soin d'y réfléchir et d’yapporter une réponse, et pourquoi pas un engagement personnel ? De l'autre, je m’interroge. Le douzième, ne serait-il pas celui qui devrait s'engager mais qui hésite et étouffe la voix du Seigneur qui l'appelle à cette consécration ? N'est-il pas celui qui devrait renouveler son engagement à prier pour nous et à soutenir ceux qui consacrent leur vie au service du Règne de Dieu ? Ne serait-il pas également qui oublie son engagement et doit renouveler son amour au le Seigneur ? Cela dit, je reste convaincu que le Seigneur nous embrasse tous et nous ouvre à son amour auquel nous devrions correspondre avec conviction, engagement personnel et dévouement total. Qu’il soit connu et aimé de tous notre Seigneur Jésus Christ !
[1] Cfr. L’ECO, aprile 1925, pp. 259-261



