
Un chant à l'amitié et à la fraternité "Pierre et Mohamed"
Nous avons quitté l'Espace Riad Sultan à Tanger profondément émus par ce à quoi nous venions d'assister. La pièce de théâtre « Pierre et Mohamed »nous avait beaucoup travaillé. L’art exprime des choses difficiles à communiquer avec des mots ordinaires. Nous avions pensé célébrer la Journée de la Fraternité Humaine avec ce chant poétique à l'amitié et à la fraternité islamo-chrétienne, Raphaël Joly a su incarner l'âme de Mohamed Bouchikhi, un jeune homme de 21 ans et de Mgr Pierre de Claverie, parlant à sa place, avec des gestes, des expressions et une sorte de spiritualité qui a touché nos cœurs : nous, musulmans, chrétiens anglicans, évangéliques et catholiques, certains juifs et hindous, nous nous sommes laissés captivé par cette vocation que nous portons dans notre cœur, celle de créer des liens d'amour et d'amitié, de fraternité qui dépassent nos cultures et nos religions, en accueillant l'autre, en le laissant être et en l'aimant tel qu'il est, en s'exprimant tel qu'on est et en aimant avec l'amour de l'amitié humaine et en grandissant ensemble.
Lorsqu'à la fin, dans un échange libre et spontané, Francesco Agnello nous a dit que cette œuvre avait eu environ 2 000 représentations dans 13 pays différents et devant un public d'un million de personnes, il a montré comment peut être une graine aussi puissante qui pousse celle de l'amitié et la fraternité. ... et ainsi marquer dans le cœur et le provoquer.
Ce samedi 3 février, dans la médina de Tanger, un nouveau rythme s'est ajouté au rythme habituel, c'était un espace neutre, où la culture et l'art attirent de nombreux spectateurs, mais cette fois, selon moi, quelque chose de différent s'est produit, les invités ont été choisis pour se laisser toucher et porter en eux cette graine : marocains, suisses, camerounais, espagnols, argentins, mexicains, français, étatsuniens, ivoiriens, tchadiens, togolais, bissau-guinéens, sao tomées, polonais, tunisiens, algériens. , égyptiens…, Quoi qu'il en soit, comme quelqu'un me l'a demandé à la fin, qu'allons-nous faire après avoir vécu cela ? Eh bien, je ne sais pas, laisser le cœur vibrer et faire ressortir le meilleur de lui-même, chanter cette amitié avec notre vit et se battre pour la faire grandir.
La terre du Maroc est très fertile pour faire pousser ces graines de rencontre et d'amitié, de fraternité et d'humanité. Que Dieu bénisse nos vies et fasse germer ce qui est semé en nous.
Une profonde gratitude à la fondation marocaine High Atlas Fondation qui croit en la valeur du soutien aux minorités religieuses et notamment à la rencontre interreligieux, au dialogue et à la croissance interculturelle, un merci car elle croit en ces valeurs et cherche comment les financer.
Rolando Ruiz Durán sx
Délégation d'Œcuménisme, Dialogue interreligieux et Culture
Archidiocèse de Tanger






