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Venez les bénis de mon père


"Qu’il soit connu et aimé par tous, notre Seigneur Jésus Christ" (G.M.Conforti)

Mt 25 31 « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire avec tous les anges, il siégera sur son trône royal. 32 Tous les peuples de la terre seront assemblés devant lui et il séparera les gens les uns des autres comme le berger sépare les moutons des chèvres ; 33 il placera les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche. 

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : «Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, et recevez le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la création du monde. 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais étranger et vous m'avez accueilli chez vous ; 36 j'étais nu et vous m'avez habillé ; j'étais malade et vous avez pris soin de moi ; j'étais en prison et vous êtes venus me voir.»

37 Ceux qui ont fait la volonté de Dieu lui répondront alors : «Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé et t'avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t'avons-nous donné à boire ? 38 Quand t'avons-nous vu étranger et t'avons-nous accueilli chez nous, ou nu et t'avons-nous habillé ? 39 Quand t'avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés te voir ?» 40 Le roi leur répondra : «Je vous le déclare, c'est la vérité : toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»

41 « Ensuite, le roi dira à ceux qui seront à sa gauche : «Allez-vous-en loin de moi, maudits ! Allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges ! 42 Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; 43 j'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison et vous n'avez pas pris soin de moi.» 44 Ils lui répondront alors : «Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé, ou assoiffé, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t'avons-nous pas secouru ?» 45 Le roi leur répondra : «Je vous le déclare, c'est la vérité : toutes les fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, vous ne l'avez pas fait à moi non plus.» 46 Et ils iront subir la peine éternelle, tandis que ceux qui ont fait la volonté de Dieu iront à la vie éternelle. »

C’est le dernier dimanche du temps ordinaire. Nous nous préparons pour commencer dimanche prochain le temps de l’Avent. Il est significatif que l’Évangile qui nous est proposé soit la parabole du jugement dernier. En effet, toute la Parole de Dieu se résume en cela.
La vérité est que nous trouvons Dieu dans chaque être humain. Il n’y a pas d’autre chemin pour aller vers Lui. Ou nous le trouvons dans notre prochain, ou bien nous nous faisons des illusions. C’est ce qui arrive parfois, nous vivons d’illusions. C’est là qu’on trouve la vérité de toute religion, de tout chemin vers Dieu.

C’est curieux ! Mais Jésus ne dit pas que nous le trouverons dans l’Église, ni dans la prière, ni dans les sacrements, ni dans les différentes pratiques religieuses. Tout cela sont des moyens, nécessaires, qui nous aident à trouver Dieu là où Il se trouve véritablement. J’aime me rappeler de la petite histoire de cet homme qui montre la lune avec son doigt. Ce qui est important n’est pas le doigt, mais la lune. Si je regarde seulement le doigt, quelle bêtise!, je raterai la chose la plus importante.
Le premier pas est celui de se rendre compte que Jésus se trouve dans chaque être humain, qu’on le connaisse ou pas. Attention, il ne faut pas passer trop vite sur cette affirmation.

Le pas suivant est de l’adorer là où Il se trouve. L’adoration dans ce cas est synonyme de service, de respect, de cordialité, de tendresse, d’attention, d’humilité, d’écoute…

Il me vient à l’esprit la procession du Saint-Sacrement, le jour du Corpus Christi. Quel respect et dévotion ! Et cela ne pourrait pas être autrement ! Si nous arrivons à avoir le même respect et la même dévotion envers nos prochains, alors, oui, nous serons sur le bon chemin, nous serons en train de pratiquer la véritable religion.

Je pense á la célébration de l’Eucharistie. Quand elle est bien préparée et vécue, elle devient une expérience unique de communion avec Dieu. La rencontre avec nos frères et sœurs doit être vécue avec la même profondeur que lorsque nous célébrons l’Eucharistie. 
Mais dans cette parabole, Jésus ne s’arrête pas là. Il nous parle de personnes qui se trouvent dans le besoin : affamée, assoiffée, étrangère, nue, malade, prisonnière. Il s’agit des personnes qui souffrent, qui n’ont pas la joie de la vie. Eh bien, Jésus est là ! Il est cet affamé, cet assoiffé, cet étranger, ce nu, ce malade, ce prisonnier. «Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé et t'avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger et t'avons-nous accueilli chez nous, ou nu et t'avons-nous habillé ? Quand t'avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés te voir ?» Et il répondra : «Je vous le déclare, c'est la vérité : toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»
 
La véritable religion, le véritable culte, la véritable prière, la véritable pratique religieuse, la véritable célébration, est celle qui nous aide à découvrir Dieu présent dans chaque visage humain, en particulier, celui qui vit dans la souffrance, le désespoir, l’indifférence, la solitude…
Et quand on y découvre Dieu, qui n’offrira pas la main pour soulager cette souffrance ?
Heureux qui arrive à faire la relation entre ce visage humain et Dieu !
Fraternellement.