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Intelligence artificielle : que nous veux-tu ?


Le présent article est un faisceau de regards sur notre société et son destin. Sous divers angles et selon diverses perspectives de vision, j’y analyse la situation de notre humanité face à l’Intelligence Artificielle (IA) tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il faudra un jour ou l’autre, en infléchir les orientations, à partir de nos ressorts les plus fondamentaux face aux exigences du futur de notre « maison commune ». Notre titre tire sa moelle dans une boutade qu’un confrère avait lancée dans notre forum du théologat quand l’un de nos formateurs nous envoyait un numéro de téléphone d’une IA avec qui l’on peut discuter de plusieurs sujets et en plusieurs langues. À  en croire le message, l’IA pourrait devenir la conseillère auprès de qui trouver consolation et croissance, orientations et ordres en matière de discernement.

Rappelons que depuis l’Antiquité, les plus grands penseurs se penchèrent sur la question de l’intelligence. Il était communément cru que l'activité mentale avait son siège au centre du corps humain, dans le cœur. Aristote défendait ce point de vue contre Hippocrate, pour qui déjà pensées, sentiments et émotions étaient gouvernés par le cerveau.

L'étude du phénomène de l’intelligence a longtemps été négligée sur le plan scientifique, faute d'outils conceptuels et expérimentaux, tandis qu'il faisait l'objet d'intenses débats dans les domaines de la philosophie, de la métaphysique et de la religion. Ce n’est qu’au XXème siècle, qu’une discipline sur l’étude des faits psychiques et des processus mentaux se revendiqua scientifique : la psychologie.

Aux aurores du XXIème siècle, les avancées technologiques affinèrent l’étude de l’intelligence, en particulier les neurosciences. S'il n’existe pas encore d’explication complète, les neurosciences commencent à décrypter le support biologique du phénomène. L’analyse du système nerveux, tant du point de vue de sa structure que de son fonctionnement précise les moindres détails organisationnels de l’intelligence. En effet, c’est en 1956 que John Mccharty, Marwin Minsky, Nicolas Rochester et Claude Shannon de Dartmouth collège dans le New Hampshire aux Etats-Unis furent les premiers à utiliser le vocable IA pour désigner la discipline informatique permettant de simuler l’intelligence.

Pour le Professeur Kasoro : « De nos jours, l’intelligence artificielle est bien une nouveauté dont on ne peut se passer pour traiter des problèmes et questions majeures de notre époque. En effet, tout part de la réalisation de tout problème vital que vise l’homme et cette Intelligence artificielle a son influence dans la société et l’idée principale est bien simple : Construire des machines capables de penser comme l’humain, avoir un comportement humain et raisonner comme l’humain et avoir un comportement rationnel.» ( N. KASORO MULENDA, « Intelligence artificielle et le développement de l’Afrique » in pensée agissante, Vol 30, n° 53 ( janvier -juin 2022) p20.) Mais, qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? Quels sont les défis que l’IA lance au peuple congolais dans l’aujourd’hui de son histoire ?

AI : quid ?

L’intelligence artificielle apporte fascination et peur de la fin de l’humanité. Nous assistons à un mariage entre le naturel et le superficiel. Elle peut même conduire à la troisième guerre mondiale. Comprenons que l’intelligence artificielle est l’une des technologies qui transforment notre société et de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Selon le dictionnaire Larousse illustré, l’intelligence artificielle se définit comme un champ interdisciplinaire théorique et pratique qui a pour objet la compréhension des mécanismes de la cognition et de la réflexion, et leur imitation par un dispositif matériel et logiciel, à des fins d’assistances ou de substitution, à des activités humaines.  L’expression Intelligence artificielle est aussi employée « pour désigner la discipline informatique qui vise à fabriquer des machines simulant une à une les différentes fonctions de l’intelligence.) (J-G. GANASCIA, Intelligence artificielle. Vers une domination programmée ? Paris, Cavalier bleu, 2017. (Idées reçues) texte en ligne). Ces machines remplacent l’homme dans certains travaux et connaissent un grand essor actuellement car nul ne peut s’en passer de nos jours. C’est ainsi que l’intelligence artificielle est tout à fait une science qui date de longtemps et son objet est « de reconstituer à l’aide des moyens artificiels, toujours des ordinateurs, des raisonnements et des actions intelligentes » (J.L. LAURIERE, « Intelligence artificielle, résolution de problèmes par l’homme et la machine », version pdf, in scholar.google.com.)

Ainsi, De son côté, Mouhamed Massouri conclu que l’IA exécute les combinaisons algorithmiques tout en foulant au pied le sens éthique. La perte de l’ethos dans le progrès est une atteinte patente à la dignité humaine. Su la même lancée, le Professeur Kasoro définit l’intelligence artificielle comme « une discipline de l’informatique dont le but est que les ordinateurs puissent raisonner comme les humains. Elle s’adresse à une classe de problèmes exponentiels » (N. KASORO MULENDA, « Intelligence artificielle et le développement de l’Afrique » in pensée agissante, Vol 30, n° 53 ( janvier -juin 2022) p20.)

Les défis de l’IA pour la société congolaise

Ce faisant, l’IA montre que la technique est devenue le principe organisationnel de toutes les sociétés. Et la plupart pensent que l’IA est un mode opératoire pour libérer l’humanité des servitudes imposées par la nature ; elle est sans doute la source de nouveaux types de servitudes. Car l’on remarque que le phénomène technicien devient la préoccupation de l’immense majorité des hommes de notre temps, recherchant effectivement la méthode la plus efficace pour bien vivre et savoir tout contrôler. Dans cette lancée, l’IA n’adore rien, ne respecte rien ; elle n’a qu’un rôle : dépouiller, mettre au clair, puis utiliser en rationalisant, transformer toute chose. Voilà alors les défis qu’elle lance à la société congolaise.

En effet, La République Démocratique du Congo est un pays qui, à l’heure actuelle, ne peut pas faire fi de l’IA. Nombreux sont les avantages et les inconvénients de l’intelligence artificielle dans la société congolaise. Signalons au passage que notre pays traverse un moment où l’intelligence artificielle a pris un grand essor, et cela dans plusieurs domaines : en médecine, informatique, économie, etc.  

Avantages de l’IA

L’IA est une technologie qui peut apporter de nombreux avantages : l’amélioration de la productivité, la précision accrue et l’amélioration de la sécurité. L’IA peut être aussi utilisée dans l’avenir pour résoudre des problèmes plus complexes, pour améliorer la qualité de vie des gens, pour aider à la recherche médicale et pour améliorer la question cuisante  de l’écologie. Disons encore que l’IA peut également créer de nouveaux emplois dans des domaines tels que la maintenance et la programmation. L’IA peut être utilisée pour améliorer la sécurité dans de nombreux domaines, tels que la surveillance des frontières, la détection de fraudes financières et la prévention des cyberattaques. Elle peut détecter des anomalies ou des modèles dans les données, aidant ainsi à identifier les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop importants. Et cela peut être une chance pour notre pays qui possède neuf pays voisins.

Inconvénients

Les inconvénients comprennent la perte d’emplois, la dépendance technologique et la discrimination. Ainsi, L’IA peut être biaisée ou discriminatoire si les données sur lesquelles elle est basée sont falsifiées ou si les algorithmes sont mal conçus (cf. Https:// www.Oalive.com, consulté le 10 mars 2023).  Cela peut entraîner des résultats injustes ou préjudiciables pour certaines personnes.

Au demeurant, le paradoxe de l’IA, d’une part la surpuissance et, de l’autre part la stupidité, ne peut pas laisser le congolais indifférent. L’homme est doué de raison et il lui revient d’avoir une approche épistémologique face aux innovations de l’IA.  En effet, loin de toute gratification, l’IA nous laisse voir qu’elle est la plus grande mutation du monde ou le véritable enjeu du siècle. Cependant, l’être humain en est le créateur, son formateur, son superviseur et son bénéficiaire.  Ne pas le savoir serait taper en dehors de la cible !